Annonces
Vocalys, le groupe vocal de 1356, recrute.
Les conséquences d'un désastre
   
 
La capture du roi de France résonna dans l'Europe de 1356 comme un coup de tonnerre !
Jean le bon est emmené à Londres via le Château de Chambonneau ou il passe sa première nuit de captif, Gençay, Couhé et la Guyenne. Il y mourut en 1364.
Son fils aîné, Charles V, se trouve à dix huit ans à la tête d'un royaume en plein désarroi : l'armée féodale est décimée et désorganisée, l'ensemble du pays est en proie à la misère et à l'insécurité, sous la coupe des compagnies, groupes de soldats désœuvrés, vivant sur le plat pays.
Le Franc à Cheval

La monarchie capétienne chancelle sous les coups de boutoir de la révolution manquée du prévôt des marchands de Paris, Etienne Marcel, et de la « grande jacquerie », révolte paysanne en Beauvaisis (1358).
En 1360 le traité de Brétigny entérine la défaite en octroyant aux Anglais un quart du royaume de France qui rejoint la Guyenne à la Loire, faisant ainsi du Poitou un territoire anglais.

La rançon du roi fixée à 3 millions d'écus d'or achève de vider le trésor du royaume. C'est à cette occasion que fut frappé le premier « franc » (franc = libre).
Les raisons de cette « déconfiture » sont multiples : sans mettre en doute la vaillance du Roi de France certains ont évoqué son obstination et sa certitude de vaincre enfin les anglais.
Il y a surtout la composition des deux armées : Les français formés de combattants occasionnels qui doivent « un service » au roi et qui peuvent « se départir » à tous moments dans la bataille s’ils risquent d’être pris.

Les anglais, plus aguerris, équipés d’armes « modernes » tels que les fameux arcs « long-bow » et qui ont su rester soudés en tirant parti au mieux du terrain en se fortifiant dans les broussailles et les haies bordant le « Maupertuis ». Sans oublier la présence d’un maître tacticien en la personne du Connétable John Chandos véritable conseiller militaire du Prince Noir.

Après les épopées de Du Guesclin (1319-1380) et de Jeanne d'Arc (1412 - 1431), et la défaite d'Azincourt (1415), il faudra attendre 1453 et la bataille de Castillon pour mettre fin à la guerre de cent ans et rendre au royaume de France ses frontières d'antan.

   
Lundi 19 septembre 1356 : La bataille du Roi Bibliographiee