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Vocalys, le groupe vocal de 1356, recrute.
Lundi 19 septembre 1356 : La bataille du Roi
   
 
Malgré d’ultimes et matinales tentatives, le cardinal de Talleyrand échoue dans sa mission de paix. Le jour se lève découvrant les préparatifs de chacun. L’armée de France avec à sa tête la cavalerie d’élite suivie des différents corps de bataille est prête à déferler sur les anglais pour les anéantir. Les anglo-gascons appliquent le plan initié par Chandos : Une manœuvre de provocation puis une fuite feinte du plus gros des troupes dissimulées par d’immenses « fumières »(feux produisant des nuages de fumée).

Ce plan a plusieurs buts :

  • camoufler hommes et butin dans les fourrés de la rive droite du Miosson sous la garde du captal de Buch et de Warwick.
  • se ménager une retraite rapide vers la Villedieu direction Bordeaux
  • contrôler les deux gués (du Miosson et du Russon)
  • attirer l’ennemi au fond du piège que constitue le goulet du « Maupertuis »
 
Ce mouvement attise l’impatience des maréchaux français qui en total désaccord se disputent et sans même consulter le Roi chargent de manière désordonnée chacun de leur côté. La cavalerie d’élite engagée dans le Maupertuis, prise de flanc par les archers gallois est anéantie. Les Maréchaux, Clermont et le connétable Brienne sont tués, Audrehem est fait prisonnier vers le gué de l’omme.

Les autres corps de bataille s’engagent en des élans individuels successifs vers les pièges naturels que sont les méandres marécageux du Miosson, le bois de Nouaillé et les buissons du Maupertuis ou sont dissimulés archers et coutilliers anglais. Voyant le péril, le Roi Jean fait évacuer ses quatre fils vers Chauvigny accompagnés par Le chevalier Guichard D’Angles. Cette manœuvre achève le moral des troupes et entraîne la dislocation de l’armée royale. Seule reste présente au champ Alexandre la réserve « Royale » rejointe par les derniers fidèles et Philippe le dernier fils du Roi Jean âgé de 14 ans qui refusant la retraite vient se battre aux côtés de son père. Sa bravoure en fera Philippe le Hardi futur grand Duc de Bourgogne. Le roi Jean refuse la fuite et se bat au corps à corps, cerné de toutes parts, il n’entend que les cris de son fils : « Père, gardez-vous à droite. Père gardez-vous à gauche… » mais il doit se rendre et abandonne la partie en fin de journée sans jamais avoir failli à l’honneur chevaleresque.
«Père, gardez-vous à droite. Père, gardez-vous à gauche… »
   
Dimanche 18 septembre 1356 : La trêve de Dieu Les conséquences d'un désastre