Les perdrix
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©2008 Nouaillé 1356
| Conteur | Ecoutez mon fabliau, c'est une histoire vraie
cette fois, pas une aventure imaginaire. Il est un vilain nommé Gombaut. Un jour il prend deux perdrix derrière sa haie. Il les prépare et sa femme les fait rôtir à la broche Et notre homme court inviter son voisin à dîner, mais le temps passe et il ne revient pas, et les perdrix sentent si bon dans la cheminée. |
| La femme | Bien,...les perdrix sont cuites,.... quel plat tentant pour une gourmande....mon mari ne vient pas ....( au public) Je reviens. (elle sort). |
| Conteur | Et voilà notre affamée qui mange les deux ailes de la première perdrix, puis elle sort dans la rue voir si son homme revient. |
| La femme | (la bouche pleine) Personne en vue, je vais finir le pauvre oiseau, si mon époux s'étonne, je lui dirai qu'un chat a prit la volaille. (elle sort). |
| Conteur | Et voilà notre perdrix envolée, heureusement il en reste une. |
| La femme | (entrant) Dieu que cela est bon .... si je...... non...cela n'est point raisonnable ......Il faut que j'en reprenne une petite bouchée, sinon j'en mourrai d'envie. (elle sort). |
| Conteur | (regardant en coulisse ) Mais ..., oui c'est bien cela elle attaque la seconde....; elle mange le cou,.....; elle se lèche les doigts, elle ne va ... tout de même pas…et bien si elle la mange toute. Ah ! et voilà le mari qui revient. |
| L'homme | Dis-moi Mariotte, les perdrix sont-t-elle cuites ? |
| La femme | (entrant en courant) Les perdrix ? Ah, mon bon, quel malheur un chat les a mangées. |
| L'homme | Que dis tu là ,femme stupide , viens là que je te batte et que je t'arrache les yeux et les oreilles. (il la poursuit). |
| La femme | Je disais cela pour badiner, ne me fait point de mal, je les ai mises au chaud. |
| L'homme | Je préfère cela, sort la plus belle nappe blanche pour faire honneur aux perdrix, moi je vais aiguiser mon couteau. |
| Conteur | Voilà notre Mariotte en bien fâcheuse posture, et le voisin qui arrive pour se régaler des perdrix perdues. |
| Voisin | Me voilà ami, prêt au festin. |
| La femme | Fuyez voisin , si vous tenez à la vie, mon mari est sorti aiguiser son couteau pour vous tuer. |
| Voisin | Que racontes-tu là ? Nous devons manger ensemble deux perdrix qu'il a pris ce matin. |
| La femme | Mais il n'y a pas de perdrix ici tu vois bien, et regarde dehors, mon méchant mari qui aiguise son couteau. |
| Voisin | Mais oui ma foi tu as raison, il veut m'occire avec son couperet, je me sauve.....(il sort) |
| La femme | Messire mon mari venez vite. |
| L'homme | Eh bien, que t'arrive-t-il ? |
| La femme | Voyez vous-même, notre voisin vient de nous voler les perdrix, il se sauve en courant. |
| L'homme | Mon repas qui s'enfuit, attend un peu que je te rattrape ( il sort à la poursuite du voisin). |
| Conteur | Ainsi furent tromper le mari et le voisin. La morale de l'histoire, est que la femme est habile à tromper les hommes, car elle arrive à changer un mensonge en vérité et une vérité en mensonge. |



